On s’est retrouvé un matin, nos planches dans la voiture, avec la bonne idée de fuir la ville et de retrouver la côte. En discutant, on a commencé à parler de mode, de vêtements, et de tout ce qui s’y rattachait. On s’est penché sur un vêtement qui nous plaisait à tous les deux, qu’on portait, du fait de son côté à part, sobre, élégant et d’une robustesse à toute épreuve: la vareuse. On se disait que c’était dommage de la voir s’éclipser au fil du temps, ou d’être enfermé dans des clichés… Elle en a des histoires à raconter la vareuse, faut juste la dépoussiérer un peu.

Alors on s’est penché sur l’idée, de savoir quoi en faire. La vareuse, c’est une pièce à part dans le vestiaire d’un Homme. Elle a du caractère, exprime une histoire, des valeurs, voire des souvenirs pour certains. Et elle se rapporte à l’océan, qui, pour des girondins passants le meilleur de leur temps sur la plage, est un atout charme. Dans le contexte actuel, entre la mode Hipster et les surfeurs qui fleurissent un peu partout, on s’est dit qu’on avait une carte à jouer en montrant le bout de notre nez avec notre idée. Rajoutez à ça le côté inusable du vêtement et c’était tout bon.

Et la fabrication française? C’était le minimum pour un vêtement qu’on retrouve sur la côte Atlantique. Ça a du sens, surtout en ce moment.

Prenez deux amis de longues dates, un porteur de projet et un designer. Mettez-leur une idée porteuse de sens, avec leurs valeurs, leurs états d’esprit, et vous avez les fondations de ce qui ressemble à un projet.
De fil en aiguilles, de rencontres en rencontres, notre idée a muri. Un pas en arrière deux pas en avant parfois… ça fait réfléchir en même temps. On a voulu que ça nous ressemble, que ça vienne de notre génération, fallait y mettre du sens dans cette aventure… et lui faire voir le jour.

Deux ans plus tard, on se rappelle plus si les vagues étaient top, mais notre projet, il est bien là.