Nous ce qu’on voulait, c’était les mettre en avant nos vareuses, les déconstruire, les reconstruire… On voulait créer de la matière à travers ce vêtement brut, y mettre du notre, de la nouveauté.
On est parti sur l’idée de présenter seulement trois pièces, de se focaliser sur l’essentiel. Fallait leur donner des noms à nos vêtements, et même un logo pour chacun, afin de les personnifier au maximum.
Ça nous a pris une journée pour mettre nos idées en place. On est parti de nos dessins, de nos valeurs, de ce qu’on voulait montrer et c’était parti. Quand on a un projet en tête depuis quelques temps, ça va toujours plus vite. Faut juste trouver le bon tempo.

Les symboles des marins, on commençait à s’y connaitre un peu. En cherchant des noms de bateaux anciens, on a vu que ça en jeté. Il fallait impressionner le navire d’en face en même temps. Si tu le croisais au beau milieu de nulle part, que tu saches à qui tu avais à faire. On s’en est inspiré. On s’est remué et on a traduit l’évolution de nos trois vêtements.

Il y a « La Doyenne » qui est sorti, symbolisant la vareuse traditionnelle, le point de départ du projet. « L’Intrépide » a suivi, une évolution du vêtement de base, original, associé au voyage et à la fougue de la jeunesse. Et puis « La Subtile », parce qu’on reste des gars sensibles. Plus habillée, c’est la veste ouverte de la gamme. On était bon là-dessus, ça nous plaisait et ça ressemblait bien à ce qu’on voulait montrer.
Maintenant les logos. De ce côté, l’équipe est entourée d’un bon coup de crayon. Une queue de baleine, c’était ce qui symbolisait le mieux notre vareuse, un bel emblème. Le mouvement, le côté jeune, on est allé le chercher à travers une bouteille qu’on vient briser pour baptiser les bateaux. Quant à la Subtile, c’est du côté des tatouages de marins qu’on a trouvé. Une rose… ça symbolise la perfection de la féminité ; on a validé.
Après tout ça, on est finalement rentré chez nous, mission accomplie.