Alors là, c’est tout un univers qui s’étendait devant nous. Si on voulait faire des vareuses, on devait savoir parler d’elles.

Les premières traces du mot dataient de 1748… c’est pour dire… et ça venaient de “varer”, se protéger en vieux français. On a lu aussi que le mot pourrait venir du vieux breton, les sans voiles, correspondant aux marins, qui, pris dans la tempête, avaient dû se faire un semblant de vêtements avec leur voiles. Depuis le port où on les attendait, « les vareuses » étaient bien rentrées…

Ensuite, sur les couleurs, il y avait des codes qui s’était établis, chaque couleur correspondant à un métier des travailleurs de la mer. La Jaune, c’était pour les compères qui restaient marcher le long de la côte, à la recherche de coquillages et crustacés. La couleur Rouille était pour les confectionneurs de pièges, installant au grès des courants et des marées leurs casiers. La Bleu était réservé aux amateurs du grand large, partit se frotter à Mère Nature en personne. Enfin, la Rouge se plaisait aux épaules des bichonneurs d’huitres…nos ostréiculteurs. Il paraitrait même que pour la Rouge, c’était Napoléon. En rentrant de sa campagne d’Égypte, il aurait changé ses voiles au bassin d’Arcachon. Les ostréiculteurs de la région les aurait reprise pour s’en faire des vêtements de travails, rien que ça.

Beaucoup de choses à raconter en somme. Beaucoup d’histoires, comme toujours chez les marins. On a décidé d’en raconter une parmi d’autres, autour de ce vêtement, ce coupe-vent ancestral, 1e du nom sans aucun doute. Son col si particulier, son bouton intérieur pour ne pas s’accrocher aux filets, sa toile de coton lourde qui prend du caractère avec l’âge, on l’avait gardé. La simplicité a du bon. Et puis, nous ce qu’on voulait, c’était rester authentique.